
De nombreux pays sont affectés par les cyberattaques, mais la Russie, l'Ukraine, la Chine, les États-Unis, le Nigeria et la France sont toujours cités comme étant particulièrement exposés ou comme étant une source de menaces cyber, selon des sources récentes. Les attaques peuvent cibler les gouvernements, les entreprises et les infrastructures, entraînant des violations de données, des pannes de services et des pertes financières importantes.
Qu’est-ce qu’une cyberattaque ?
Une cyberattaque via les réseaux sociaux peut prendre la forme de phishing, piratage de compte, ou cyberharcèlement, reposant souvent sur l'ingénierie sociale pour voler des données personnelles, de l'argent ou diffuser des informations erronées.
Comment fonctionnent les cyberattaques via les réseaux sociaux ?
Les pirates -des techniciens informatiques chevronnés au service du mal très bien rénumérés- ne se souciant nullement des répercussions- exploitent les plateformes comme Facebook, X, Tik Tok ou LinkedIn pour arriver à leurs fins. On les appelle couramment les « hackers ». Dans le domaine de la sécurité informatique, le terme « hacker », francisé en hackeur ou hackeuse, désigne « une personne qui recherche les moyens de contourner les protections logicielles » :
- Phishing (hameçonnage)
Ils ou elles se font passer pour des entités légitimes pour inciter les utilisateurs à cliquer sur des liens malveillants, utilisateurs qui divulgueront leurs identifiants, date de naissance, lieu de résidence et même leurs informations bancaires.
Une cyberattaque via les réseaux sociaux visant un pays peut prendre plusieurs formes, incluant la désinformation et la manipulation de l'opinion publique pour déstabiliser un processus démocratique. Dans ce cas, l’objectif est clair : la déstabilisation politique et idéologique.
Ainsi, des campagnes de désinformation peuvent être menées pour créer de la peur, diffuser de fausses nouvelles et saper la dynamique démocratique d'un pays.
Désinformation ciblée :
Des comptes pro-russes, par exemple, ont relayé des informations fausses sur l'armée française au Sahel pour semer la discorde, illustrant une campagne de désinformation menée sur les réseaux sociaux.
Quels sont les acteurs contribuant aux cyberattaques ?
- Services et connexions internet de qualité :
Une infrastructure réseau performante peut aussi être exploitée par les hackers pour faciliter leurs attaques.
Systèmes obsolètes et manque de qualification :
Les systèmes informatiques anciens et le manque d'experts qualifiés rendent les pays et les entreprises plus vulnérables aux attaques.
Manque de préparation et d'investissement en cybersécurité :
Certains pays manquent d'investissements massifs et de stratégies efficaces pour renforcer leur posture de cybersécurité.
Les « BOTS »

Dans son discours du 3 octobre 2025, le Président Andry Rajoelina a fait allusion à des robots ou « bots ». Ce qui a fait rire les non-initiés cibles pour devenir des outils de déstabilisation, des détonateurs humains inconsciemment ou non.
Pourtant, selon le rapport annuel « Bad Bot Report 2025 », les menaces automatisées augmentent à un rythme sans précédent, les bots malveillants représentant désormais 37% du trafic Internet. L'IA est non seulement utilisée par les attaquants pour créer des bots plus sophistiqués et évasifs qui ciblent les API ((Interface de Programmation d'Application, ensemble de règles et de protocoles qui permet à différents logiciels ou applications de communiquer entre eux et d'échanger des données ou des fonctionnalités de manière automatisée), exploitent la logique métier et alimentent la fraude. Mais l’IA réduit également les obstacles à l'entrée pour les attaquants, ce qui entraîne une augmentation du volume des attaques de bots simples. Pour la première fois depuis dix ans, le trafic automatisé a dépassé l'activité humaine, représentant 51% du trafic web. Les entreprises -publiques surtout- doivent adapter leurs stratégies de sécurité pour faire face à ces menaces de plus en plus sophistiquées.

Le rapport 2025 sur les bots malveillants offre un aperçu crucial des dernières tendances en matière d'attaques automatisées, révélant comment les bots malveillants infiltrent les secteurs d'activité, contournent les mesures de sécurité et perturbent les écosystèmes numériques.

GENERATION Z
La Génération Z regroupe les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010, généralement entre 1997 et 2012.
Cette génération, également appelée « Zoomers », est caractérisée par son hyperconnexion et sa familiarité avec le numérique, ayant grandi avec l'avènement des smartphones et des réseaux sociaux. Le terme « Génération Z » fait suite à la Génération X et à la Génération Y (Milléniaux) et est considéré comme la génération suivante après les Milléniaux. Le « Z » est parfois expliqué par le fait que cette génération est la première à « zoomer » (se connecter) sur Internet.
En vérité, la Génération Z est apparue en 1997 et elle s'est éteinte en 2010. Cette nouvelle génération donne le rythme des réseaux sociaux, fait et défait les tendances, elle se croit la meilleure. Cette Génération Z est la première à être née dans un monde totalement porté par l'informatique et Internet. Elle n'a jamais connu de monde sans World Wide Web. Selon Wikipédia, « cette génération se définit par ses relations au travers de plateformes virtuelles plutôt que par ses relations réelles. Elle serait comme soudée à son téléphone.

Et c’est là que le danger a résidé. Dans un article publié sur « Slate », notre consoeur, Nina Bailly, a révélé que « la Génération Z, habituée à naviguer dans les flux d'information en ligne, la Gen Z reste pourtant très exposée aux contenus mensongers ». En parallèle, une série d'études remet en cause le mythe de la « génération naturellement connectée » et souligne un déficit de réflexes critiques.
Ainsi, le média américain « Politico » rapporte que « la Gen Z est aussi la génération la plus crédule face aux fausses informations. Il semblerait qu'avoir grandi avec les réseaux sociaux ne protège pas des fake news et ne forge pas spécialement le sens critique, bien au contraire ».
Ce qui suit est plus grave encore.
Une étude menée aux États-Unis par des chercheurs de l'Université de Stanford, en Californie en 2021, a analysé la capacité des lycéens à repérer une « fake news ». L'équipe de scientifiques a montré une vidéo à 3.446 d'entre eux, montrant des images de bourrage d'urnes dans un bureau de vote, avec la mention « La fraude électorale lors des primaires démocrates de 2016, filmée ! ». Il s'agissait en réalité d'images tournées en Russie, qu'une simple recherche sur Google aurait pu retracer rapidement. Pourtant, seulement trois lycéens (sur 3.446) ont réussi à faire le lien avec la Russie.

Pour Joël Breakstone, qui a dirigé l'étude, « il existe un mythe selon lequel certaines personnes, ayant grandi avec des appareils numériques, seraient bien équipées pour comprendre les informations qu'ils fournissent. Ces résultats sont inquiétants, a-t-il poursuivi, car d’autres études confirment que la génération née avec internet est bien la plus incapable de discerner le vrai du faux dans les informations glanées en ligne.
Pour expliquer cet état de fait, il faut d'abord rappeler qu'une grande part des jeunes générations s'informe davantage sur les réseaux sociaux que sur les médias traditionnels. Cela peut conduire à un cercle vicieux : ils se montrent de plus en plus sceptiques à l'égard des institutions et plus enclins aux théories du complot. Cela les pousse à fuir les médias traditionnels et à s'immerger dans des communautés en ligne restreintes, qui les abreuvent ensuite de mensonges fondés sur de puissants algorithmes et qui renforcent encore davantage leur méfiance.
Pour ce qui est de la vérification des informations (dans le journalisme, on parle de recoupement), la jeune génération a une technique particulièrement douteuse : regarder la section des commentaires. Cependant, à l'ère de l’algorithme tout-puissant, les commentaires sont souvent des caisses de résonance de personnes qui partagent les mêmes idées et le même point de vue sur le sujet, quelle que soit sa pertinence.

Pour Daniel Cox, sondeur et directeur du Survey Center on American Life : « L'algorithme contribue à séparer les gens d'une manière qui me préoccupe profondément. Nous ne partageons pas les mêmes expériences en ligne, nous vivons des expériences très distinctes, différentes selon notre genre, notre orientation sexuelle ou nos opinions politiques. Tout ce que vous vivez peut trouver une forme de validation en ligne ». Ces effets de l'algorithme expliquent en grande partie pourquoi la Génération Z est particulièrement perméable aux théories du complot.

Enfin, Rakoen Maertens, spécialiste des sciences du comportement à l'Université d'Oxford, explique que la génération Z est particulièrement vulnérable à la désinformation par rapport aux groupes plus âgés, non seulement en raison de ses habitudes sur les réseaux sociaux mais aussi parce qu'elle a moins d'expériences vécues et de connaissances pour discerner la réalité. Cependant, il demeure optimiste : « même si la génération Z est aujourd'hui plus susceptible de tomber dans le piège des « fake news », l’espoir demeure qu'avec le temps, elle devienne plus apte à les détecter, tout comme les générations qui l'ont précédée.
Pour ma part, qui ait vécu à tous les mouvements politiques qu’a connu Madagascar (1972, 1990-1991, 2002, 2009) sans Internet ni réseaux sociaux, je pense qu’il suffise que les jeunes Malagasy de la Génération Z, de Madagascar ou d’ailleurs, vérifient ce qu’elle lit sur un moteur de recherches pour que le « travail de sapes » des créatures qui ne méritent même pas d’être nommées ici leur retourne sur la tronche comme un boomerang.

Pour l’heure, les jeunes de Madagascar n’ont que les moyens de surfer sur les réseaux sociaux car l’accès à Internet n’est pas le même tarif. Heureusement que Dame Nature a horreur du vide.

Enfin, voici le nom et les dates à laquelle ces pays ont subi une cyberattaque visant leur dirigeants, n'incluant pas le Népal attaqué en septembre 2025 à travers la Gen Z qui a nié avoir été à l'origine de l'incendie du Parlement à Katmandou (ci-dessus : THIS IS NOT US)

Plusieurs pays ont récemment subi des cyberattaques, notamment le Maroc fin mai et début juin 2025, ciblé par des hackers algériens, et Singapour et les États-Unis ont été la cible d'attaques chinoises en juillet 2025. D'autres pays comme l'Ukraine, le Monténégro (en 2022), l'Australie, le Royaume-Uni, l'Irlande, le Danemark et la France ont également été affectés par des cybermenaces sophistiquées. Et bien d’autres encore :

Dossier de Jeannot RAMAMBAZAFY
Sources : ONU, Google, Yahoo, Slate, Imperva, Statista, Ringkasan, 24h Canada



